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And if it was worse?
eths: rythmique de la bête

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MP3 : tératologie / eths: rythmique de la bête (2008)

tératologie / eths: rythmique de la bête (2008)

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  • Título: eths: rythmique de la bête
  • Álbum : tératologie
  • Año: 2008

Letra:

Bienvenue

Peut être aviez vous suivi la première édition du punkédélike circus qui fut aussi courte que ridicule.
Un retour à la case départ s'imposait. Changement de layout, de direction.

Direction générale:
Dead By Sunrise

Intervenants (par ordre d'apparition):
Rémy
Para
Nobody's Listening
Lady Garbage


Certains diront en voyant cette liste que le véritable cirque se trouve dans ma tête.
Sans doute est ce vrai.
Mais en cette époque où tout se recentre sur l'individu, qui peut voir la différence entre les vices intérieurs et les défauts de fabrication qui pourtant nous entourent?

Entrez sous le chapiteau, prenez place, admirez le spectacle
Portez vous volontaire, descendez sur scène,
Et peut être deviendrez vous partie intégrante du spectacle...

Enjoy yourself

Dead By Sunrise


note: pour ceux qui n'auraient pas tout suivi, les "personnes citées" ne sont autres que moi sous différentes facettes. il est possible pour vous de répondre aux articles en suivant la même veine et peut être certains seront publiés^^ (merci à dame amphétamine pour le concept que je lui ai emprunté et remis dans mon contexte^^) le fond prévalant sur la forme chacun a sa chance. ceux qui le voudront vraiment, pourront être intégré dans la liste officielle du cirque. vous pouvez aussi vous même "créer un numéro"...

# Enviado el domingo 09 de marzo de 2008 15:14

Modificado el domingo 15 de febrero de 2009 12:41

droit de regard, bureau des réclamations...

droit de regard, bureau des réclamations...
renan luce: lacrymal circus

Une roulotte en ruine dans laquelle se trouve un être décrépi dont vous êtes bien incapable de dire s'il s'agit d'un homme ou d'une femme. Vous supposerez quand même qu'il s'agit du femme du fait du maquillage étalé sur son visage au bon vouloir d'une peau pndante. Sa voix grince, tout comme le parquet sur lequel elle marche.

"Combien de place?'

Vous ne vous attendiez pas à ce que sa voix soit aussi intelligible, mais la seconde où elle prononce ces mots, un frisson glacé vous parcoure l'échine...
Avant même que vous n'ayez pu réagir, une ombre maligne se glisse derrière vous, aussi furtive que le vent. Elle vous attrape par la taille, bloquant ce mouvement de fuite que vous étiez en train d'esquissez. Sa bouche s'approche alors de votre oreille, vous sussurant doucement ses paroles douceureuses comme s'il s'était agi de propos scabreux qu'il ne réservait qu'à vous.

"Tu sais déjà que si tu rentres, tu ne pourras plus en sortir. N'est ce pas?"

En une fraction de seconde, vous comprenez pourquoi la question plus que banale posée par cette femme vous avait tétanisé: l'ombre a raison, si vous entrez, vous n'en ressortirez pas. En tout cas pas dans l'état actuel. Et l'ombre continue à vous bercer de ces sombres paroles...

"Mais pourtant, tu ne demandes que ça non?"

La question ne se pose plus. Vous redressez la tête soudainement, l'étreinte de l'ombre se désserre, vous pouvez enfin bouger. Elle vous pousse en avant, et de toute votre hauteur, d'une voix assurée vous répondez enfin à la créature qui vous dévisage sans vergogne depuis votre arrivée:

"Une seule SVP.
_Une préférence pour l'emplacement?"

"Tu verras mieux si tu es au premier rang"
Vient alors vous murmurer la voix...

"Au premier rang SVP"

Echange de monnaie contre ticket. Un sourire mi bête, mi niais se dessine sur votre visage. Votre place en main, vous retournez, vous aprêtant à gagner votre place, puis vous tombez nez à nez sur cette ombre qui vous parlait. Il vous serait difficile de la décrire autrement que par ce mot "ombre". Pourtant, d'autre qualificatifs vous viennent en tête: acide, froid, colère, peur. Mais vous ne semblez pas comprendre d'où viennent tous ces mots. Ce doit être un homme, mais seul le son de sa voix peut vous renseigner.

"Je te sens surpris. Tu devrais me remercier, sans moi tu ne serais jamais rentré. Imagine ce que tu aurais perdu! Je suis le conseiller du cirque, mais comme tu peux le voir, je ne suis pas une chose aussi tangible et réelle que toi, c'est pourquoi je ne te donnerais pas mon nom. Si tu as quelque chose à redire au spectacle, je viendrais à toi, et nous verrons ensemble ce que nous pouvons faire pour prendre ta demande en considération."

Il se fond alors dans l'atmosphère, sans laisser de trace... Vous ne le cherchez d'ailleurs pas plus. Vous n'avez pas envie de le revoir. Vous venez de faire la connaissance de Rémy. Il ne vous a pas dit son nom, mais vous savez que c'est lui. Il n'y a aucun doute possible, pourtant, vous ne savez pas comment vous avez appris son nom, puisqu'il ne vous l'a pas dit. De la même façon que vous vous garderiez bien de l'appeler.
Vous entrez enfin dans le chapiteau, à l'entrée, une petite table, sur laquelle se trouve plusieurs feuilles chiffonnées éparpillées en tous sens ainsi qu'un morceau de stylo machouillé. Vous jetez un oeil de plus près à ce que ces bouts de papier peuvent vous raconter:

"Demande d'embauche pour nouveau numéro, à remplir pour les artistes postulants"
"Suggestions, réclamations, à remplir pour les spectateurs mécontents"
"Lettre à maman, pour les utopistes naïfs"


Sur chacune de ces demandes, vous pouvez cependant lire la note suivante : "la direction ne peut garantir qu'aucun de ces documents arrivera à bon port."
Alors que vous ne bougez toujours pas, une petite voix sortie de sous les estrades vous murmure doucement:

"Le spectacle va bientôt commencé... Vous devriez vous assoir!"

A peine a-t-elle prononcé ces mots qu'elle disparaît soudain dans les entrailles du cirque auquel elle appartient. Vous apprendrez plus tard que vous venez de faire la connaissance de Para, l'âme damnée du cirque. Mais pour le moment, vous vous contentez d'obéïr à cette voix gorgée de panique: vous gagnez votre place au premier rang.

Le spectacle va commencer.

note: c'est donc ici que les suggestions doivent être faites et les questions posées...

à supergreen :
déjà bienvenue sur ces quelques pages ^^ n'ayant pas d'autres moyens de te contacter, je vais te répondre ici...
oui il y a possibilité d'écouter de la musique. Pour ça, deux possibilités. Soit la musique est directement sur le blog, auquel cas il te suffit d'appuyer sur play dans le lecteur juste au dessus des articles ou bien simplement de cliquer sur le lien "écouter ce morceau" dans l'article. Soit la musique est sur deezer, auquel, le lien te conduit directement sur la page où se trouve la chanson ^^
quant à savoir "où est le lien ?". s'il n'est pas clair au début, il se construit au fil des pages. Et ne t'inquiète pas pour les personnages que tu connais pas. Au début personne ne les connaît. C'est juste qu'il fallait bien qu'ils entrent en scène et je n'avais pas le temps d'en faire un présentation détaillée. Tu apprendras à les connaître au fil des pages.
Au plaisir de te revoir en ces lieux.

# Enviado el jueves 13 de marzo de 2008 05:03

Modificado el domingo 19 de julio de 2009 14:14

MP3 : würm / sweet as a bitch (2003)

würm / sweet as a bitch (2003)

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  • Título: sweet as a bitch
  • Álbum : würm
  • Año: 2003

Letra:


Dans le fond, un rideau rouge décoloré qui pend aux tringles plus qu'il n'y ai soutenu. Derrière, ça s'agite... Puis d'un coup d'un coup d'un seul, le rideau tombe dans un bruit sourd. Aucune fanfare ne vient saluer l'apparition de la nouvelle venue, aucun projecteur ne s'allume pour la suivre. Le public ne l'applaudit pas non plus. Ce qui vous permet de vous rendre compte que les estrades sont presques vides, vous devez être à peine une trentaine à être venus voir le spectacle...

Vos yeux se reportent alors automatiquement sur la scène. Lentement elle s'avance, voici le premier numéro. Elle, grande, fine et élancée. De grands cheveux noirs descendent en cascade sur ses épaules. Mais plus vous y regardez, plus vous voulez revoir votre jugement. Elle n'est pas fine, elle est maigre, atrocement maigre...

"Tu sais, si tu veux pouvoir profiter du spectacle, tu ne devrais pas penser autant. Tu ferais mieux de te laisser aller... Sinon, ça va être difficile tu sais. "

Rémy vient, Rémy s'en va, sans que vous n'ayez eu le temps de lui adresser le moindre mot. Tant pis, alors, vous vous décidez à enfin vous abandonner à la contemplation de ce spectacle étrange...

Plus vite, toujours plus vite. L'autre jour, j'ai vu une gosse de 6 ans, habillée comme sa mère... Habillée? En fait, peut être lui avait on seulement collé ces bouts de tissu un peu au hasard sur le corps sans vraiment faire attention à leur emplacement... Pourquoi l'enfant devait elle subir les travers de sa mère? Tous se retournaient sur son passage, reluquant ce qu'il pouvait voir. Au bon plaisir de la mère. Mais qu'avait fait l'enfant pour être ainsi exhibée sans vergogne?
Plus vite, toujours plus vite. A 6ans donc, on s'habille comme à 16. A 13ans, on est anarchiste, alors forcément, à 18, on est résolu, résigné. Il n'y a plus rien à sauver que du temps qui passe et on se demande déjà comment on fera passé les 60 années qu'il nous reste à vivre.
Plus vite, toujours plus vite. J'ai marché au hasard de rues... M'y suis presque perdue. Une affiche, aussi bête que les autres dans la vitrine d'un coiffeur: "une nouvelle coloration anti-âge". Et la femme sur la photo devait avoir 25ans.
Plus vite, toujours plus vite, elles en vomissent jusqu'à en être transparente... Toujours plus maigre et bientôt tu disparaîtras du paysage. Blanc, transparent, miniature...
Plus vite toujours plus, mais le temps finit par se payer...


Sa suplique prend fin alors d'un seul coup, laissant le silence planer sur le chapiteau. Durant toute sa litanie, sa danse s'était accélérée sans cesse, jusqu'à ce qu'elle tombe. Elle ne bouge plus... Elle traîne là à terre, comme abattue en plein vol... Quelques rires s'élève du public...De votre côté, vous ne savez pas ce qu'il convient de faire... Devez vous rire? Pleurer? Aller l'aider? Peut être cela fait-il parti du numéro après tout...
Le rideau s'agite, et elle apparaît alors sur la piste: la directrice du cirque en personne vient d'entrer. Aussitôt le silence se fait. Vous êtes face à la fameuse Dead By Sunrise. Vous en aviez entendue parler bien sur, qui ne la connaît pas? Mais tout ce que vous aviez imaginé d'elle paraît ridicule comparé à la femme qui se dresse là. Elle est vêtue comme un homme, jusqu'aux chaussures qui sont en réalitén d'énormes boots... Elle se tient là, au milieu de la piste, fière, droite, altière. Et elle vous fixe. Elle dévisage le public entier à tour de rôle, posant son regard accusateur sur chacun d'entre vous. Car oui, elle est bien en train de chercher un coupable. Vous le sentez, son regard vous brûle, "c'est de ta faute" vous souffle-t-elle... Vous retenez un frisson... "Il faut bien quelqu'un paie tu comprends?" Rémy passe, Rémy s'en va, vous laissant toujours aussi seul. Depuis que Dead By Sunrise est entrée, le silence s'est fait, bien lourd encore que l'ambiance putride du cirque.
Pendant une fraction de seconde, vous la pensez moins mauvaise qu'on ne le dit, après tout, si elle cherche un coupable, c'est bien qu'elle a un minimum d'estime pour son artiste. Mais vous vous trompiez. Elle se retourne alors vers la jeune femme à terre et la toise de toute sa hauteur. Puis, sans crier gare, voilà qu'elle la rout de coups de pied... La pauvre femme ne trouve même pas la force de pousser un gémissement. Dead By Sunrise. s'arrête aussi brusquement qu'elle avait commencé. Elle la scrute, et quand elle voit des larmes poindrent aux yeux de la femme, elle sourit, satisfaite. Elle pose alors son pied sur la jambe de la pauvre fille, et écrase, écrase, écrase jusqu'à ce qu'un son sec se fasse entendre: la jambre est brisée. Un hurlement se fait entendre, étouffé aussitôt. Le public retient son souffle, ébahi par une telle violence. Dead By Sunrise. se redresse, affiche un sourire satisfait, claque des doigts, on lui envoie un baton qu'elle récupère au vol, et qu'elle balance à la tête de la danseuse.

"Va-t-en."

Nul besoin d'en dire plus. Seulement deux syllabes qui semblent déchirées l'atmosphère à peine ont-elles été prononcées. La jeune fille se relève tant bien que mal, s'appuyant sur le baton... Elle sort lentement.
Le silence plane toujours, nul ne sachant comme réagir. DeadBy Sunrise. s'adresse alors à vous, toujours sur ce ton acerbe qui déchire l'air...

"Bien le bonsoir. Je me nomme Dead By Sunrise. , et je serais votre hote ce soir. En espérant que le spectacle vous plaira. Bien que le médiocre numéro qui vient de vous être présenté n'ai pu être mené à bien, je pense que chacun a déjà matière à réfléchir. N'hésitez pas à en parler entre vous. Si vous restez seul dans votre coin, vous risquez de vous y perdre."

Sur ces mots énigmatiques, elle sort à nouveau, vous laissant dans l'attente du prochain numéro. Tout se mélange dans votre tête... Beaucoup de choses viennent de se passer en train peu de temps. "Plus vite, toujours plus vite" Les mots de la danseuse vous reviennent... Qu'a-t-elle voulu dire?

pix: chester bennington in "kick the bass". oui je sais c'est un homme mais c'est ça que dégage DBS^^

# Enviado el jueves 13 de marzo de 2008 05:07

Modificado el jueves 14 de agosto de 2008 14:15

sex, drug and rock'n'fall

sex, drug and rock'n'fall
Où se termine la réalité et quand commence le numéro? A vrai dire, vous ne savez pas vraiment.

"Et personne ne te le dira."

Ainsi vous restez là, les yeux rivés sur la piste qui pour l'instant persiste à rester vide.

"Tu ne devrais pas trembler. Elle va le savoir. Elle sait tout."

La petite voix vous rappelle à l'ordre. L'angoisse de cette gamine effrayée vivant sous les estrades se répand en vous paralysant par la même tous vos muscles. Déjà, vous ne pouvez plus quitter le rideau des yeux. Sans vous en rendre compte, vous commencez déjà à vous laisser engloutir par le cirque et son univers.
Quelque chose bouge. Vous aviez les yeux ouverts mais n'aviez rien vu. Les règles ne sont pas les mêmes.

"Tu sais, le spectacle continue toujours..."


Du sang sur les murs. de la violence jusque dans leur petit déjeuner. Du sexe même dans leur produit à vaisselle. Quand l'obsénité devient un art de vivre. Leurs regards ne se décollent plus. Nourris, engraissés aux images qui défilent. De la cervelle sur les murs, on l'a battu à mort et ils ont rechigné sur les effets spéciaux. On dirait du plastique. C'est ton cerveau qui est plastique. Du sperme plein les doigts, on l'a violée trois fois et ils ont pleuré la censure. On dirait qu'ils en jouissent. Et quand vient l'heure de l'overdose ils en redemandant. Rien de tel qu'un orgasme sur fond de boucherie humaine pour s'ouvrir l'apétit. Ce soir tu dormiras sur tes deux oreilles: vidé de partout tu seras bien plus léger. Un carnage de plus pour le plaisir de madame. Echange féllation contre bain de sang. Même les pages du kama sutra ne valent plus la peine d'être tournées quand vient l'heure du film d'horreur. Un bout de bras dans beaucoup de sang, toute sensation noyée. ALors pour donner un semblant de vie à ces scènes de plus en plus mortes du fait du massacre à la tronçonneuse des protagonistes, ils feront couler les excitants: à l'odeur du sang se mèle celle de l'alcool, au goût du liquide séminial celui de la drogue. Evrything is good. Repousser encore un peu plus les limites. De toute façon demain ne sera pas. Tant pis. Aujourd'hui l'écran vomit son flot de violence ininterrompu, alors on devrait pouvoir tenir encore un peu.

Vous ne comprenez plus rien. Vous voyez bien et pourtant tout est flou. Lorsque vous regardez sur scène, il vous est impossible de faire la mise au point. Vous jetez un oeil à vos mains pour vérifier, mais oui, vous les distinguer nettement. Mais sur la piste... Ce n'est que bouillie d'image. Certains flashs vous éboulissent, vous pensez distinguer quelque chose, mais ce ne sont que des fragments: sang, cocaïne, sexe... Tout se mèle sans se lier et aucun sens ne semble vouloir sortir. Où s'arrête la réalité et où commence le numéro? Un haut le coeur vous soulère. Vous voulez vomir... Plus que tout, ils vous faut vous débarassez de cette immon,de boule dans votre gorge. Elle va bientôt vous empêcher de respirer. Et vous aimeriez arrêter de regarder, mais vous n'y arrivez pas: vous êtes fascinés! Ce que vous pouvez aimer ces images.

"Elles sont plutôt bien faites tu ne trouves pas? J'étais sur que ça allait te plaire."

Pourquoi est ce que vous ne vomissez toujours pas? Vous allez étouffer. Il vous faut vous enfuir. Dieu ce que vous pouvez haïr cet endroit!

"Le spectacle ne te plaît pas?"

Cette voix glacée que vous pourriez reconnaître entre mille stoppe toutes les images dans votre tête. A ce sont, même le temps semble s'être arrêté. Le numéro continue de se jouer mais vous n'en faites plus parti. Elle est là. Juste derrière vous. Vous sentez son regard lourd, accusateur et aussi aiguisé qu'un couteau vous transpercer la dos. Et elle n'a d'yeux que pour vous. Vous êtes coincés vous le savez. Elle ne vous laissera pas partir comme ça.

"Et bien?"

Vite. Le sablier est retourné et il fuit. Quelqu'un l'a percé. De la sueur coule le long de votre tempe, puis dans le cou, le dos, la croupe. Vos mains sont moites et vous déglutissez à grand peine: vous n'avez toujours pas vomi et l'arrivée de Dead By Sunrise a gelé cette boule dans votre gorge. Elle attend une réponse.

Alors, qu'allez vous faire maintenant?

# Enviado el martes 01 de abril de 2008 15:22

you've got to swallow all your pills my broken darling

you've got to swallow all your pills my broken darling
serj tankian: the unthinking majority

Vous êtes bloqués, incapable de bouger. La tête vous tourne et cette boule se fait toujours plus grosse.... Son regard vous transperce, vous avez chaud, vous avez froid. Tout devient flou lentement. Dans votre tête c'est la foire: odeur de coockie, berceuse de maman, choux fleur qu'il faut finir, le père-noël n'est pas venu, papa ne se réveillera plus, et vous êtes perdus seul, au milieu du supermarché à pleurer pour qu'on vienne vous chercher... Mais personne ne vient, personne ne sait qui vous êtes. Ils en ont vu tant d'autres des comme vous! En plus si vous vomissez au milieu des allées et des caddis, ils vont vous gronder. On va vous voir, on va vous entendre, et on va venir vous chercher...

Quand vous vous réveillez, vous mettez un moment à comprendre ce qui s'est passé. Des flashs vous reviennent mais rien de précis. Vous ne savez pas où vous êtes ni pourquoi, la seule chose dont vous êtes sur c'est que vous collez. Vous avez sué à grosses gouttes et vos vêtements refusent de se décoller de votre peau mantenant. Lentement vous vous relevez. La blancheur des lieux vous brûle les yeux. Vous n'avez jamais vu un blanc aussi immaculé... Comment est-il possible d'obtenir une telle couleur?

"Tu te réveilles enfin"

Vous sursautez. Vous ne l'aviez pas vu. Vous ne la connaissez pas d'ailleurs. Quand vos yeux se portent sur elle, vous ne pouvez vous empêcher de la dévisager: elle est assise sur un autre lit en face de vous, ses cheveux en bataille lui cache le visage... On devrait d'ailleurs parler de noeuds, plutôt que de cheveux. D'énormes cernes bleues creusent son visage tranchant atrocement avec le blanc laiteux de sa peau. Elle porte une espèce de T-shirt taché beaucoup trop grand pour elle qui laisse voir ses bras... Et ce sont ses bras qui arrêtent votre regard: ils sont couverts de vilaines plaies, profondes et sales. Sur chaque bras une trentaine de marques parfaitement parallèles semblent vouloir vous crier une atroche vérité que vous refusez pourtant de voir.

"Ca ne fait pas aussi mal que ça en a l'air tu sais.
_Mais il y en a qui saignent encore!"

Elle vous sourit. De ce triste sourire qu'ont les condamnés à mort. Vous ne savez plus quoi penser...

"Nous sommes à l'infirmerie ici. Tu as fait un malaise. Je m'appelle Nobody's listening. Mais tout le monde m'appelle NsL. On m'a chargée de m'occuper de toi."

L'image de Dead By Sunrise s'impose automatiquement à votre esprit et elle semble avoir deviné vos pensées...

"Oh tu sais elle peut être très bonne aussi! Si elle n'avait pas été là..."

Elle s'arrête. Tant mieux. Vous ne voulez pas savoir. Ces cicatrices vous dérangent assez pour ne pas vouloir en savoir plus.

"Normalement c'est Para qui s'occupe de l'infirmerie, moi je ne fais qu'observer le spectacle pour l'améliorer. Tu vois je note tout dans ce cahier!"

Vous hochez la tête, distrait. Vous ne faites pas attention aux tâches de sang qui ornent les pages qu'elle vous montre. Vous auriez dû.

"Pourquoi êtes-vous là?"

Un temps, son regard vous fuit. Sans réfléchir semble-t-il ses mains se portent à ces cicatrices comme pour les cacher. Pourquoi ne voulez vous pas voir? Vous alliez pour répéter votre question, quand Para entre en trombe dans la pièce. Vous ouvrez la bouche pour lui parler mais elle ne vous laisse pas le temps. Elle vous repousse violemment et vous revoilà allongé.

"Trop sal! NsL va-t-en! T'as fini maintenant! Elle va te voir, elle va savoir! Tant pis si elles sont pas toute fermées... Tu dois faire avec! Il y en aura d'autres si tu traines. Et toi? Trop sale! Pas assez blanc! Laver, javel, frotter, carré, blanc,désinfecter..."

Vous ne comprenez rien. La gamine craintive cachée sous les escaliers a complètement changé. Elle est devenue hystérique... Vous sentez toute la peur qu'elle met dans chacun de ses mouvements mais vous ne comprenez pas..

"J...
_Tais toi! Trop sal! Javel! Laver! Frotter! En vie? Non? Bientôt mort? Il faut pas! Trop sale! Méchant! Hideux! Laid! Trop sale! Javel!"

Elle court en tout sens, s'agite nerveusement, égrainne ses mots comme on égraine un chapelet de prière... Vous ne savez pas ce qu'elle fait...

"Javel! Pas propre. Pas penser! Trop sale. Trop rond. Carré. Laver. Pillule. Médicaments! Il te faut du médicament!"

Et aussitôt, elle vous fourre une palanquée de petites pillules dans la bouche. A nouveau tout devient flou. Et avant de perdre connaissance, un visage que vous connaissez bien vient vous fixer: Rémy.

"Javel... Laver... Frotter... Trop sale.
_Oui je sais. Mais on peut dire que tu l'as bien désinfecté."

# Enviado el domingo 11 de mayo de 2008 11:28

Modificado el miércoles 24 de diciembre de 2008 11:19